• Le visage des jours 87

    La porte est ouverte
    La table est prête 
    Ce jour aussi léger
    qu'un ruban dénoué  
    J'ai allumé tous les mots
    dans la chambre de mon coeur

    J'espère que ta lettre 
    hâtera l'éclosion
    des oiseaux et des roses
    du bonheur
    ...

    Geraldine

  • Le visage des jours 86

    Numériser0002.jpgIl nous semble parfois
    que la lumière vient de plus loin que le soleil
    le chant de plus loin que l'oiseau
    le parfum de plus loin que la fleur
    le reflet de plus loin que l'eau
    l'objet de plus loin que la main
    la présence de plus loin que l'ami
    et qu'il existe un matin
    avant le matin

    Geraldine

    Image: Vincent van Gogh; Branche fleurie d'amandier, 1890

  • Le visage des jours 85

    J'ouvre
    les volets
    et tout me semble
    différent

    La lumière
    éclaire
    même
    les nuages

    Mais qu'est-ce
    qui a changé?
    Mon âme
    ou le paysage?

    Geraldine 

  • Le visage des jours 84: Réminiscence

    Les rires 
    ont déjà 
    un frisson
    d'onde
     lointaine 

    Seules
    dansent encore
    quelques lueurs d'or 
    derrière les feuilles

    Mon regard n'ira pas
    plus loin
    que ce pas au bout du chemin
    ce baiser de fin de fête

    Mais si je tourne la tête
    du côté de mon coeur
    je vois la fillette
    d'un temps ancien

    dont mon âme 
    a si longtemps 
    porté
    le deuil

    vêtue d'une robe
    de dentelle
    qui m'attend
    en souriant

    au seuil
    de ma demeure

    Geraldine

  • Le visage des jours 83

    Une feuille
    se détache
    s'en va
    puis en cours
    de vol
    hésite
    à gauche?
    à droite?
    avant
    de s'en remettre
    au vent
    qui l'emmène
    vers d'autres
    feuilles
    mortes

    Geraldine

  • Le visage des jours 82

    Le temps
    de
    la bougie
    se termine
    Sa flamme
    si petite
    tremble
    crépite
    et pourtant
    ne s'éteint
    pas
    encore
    Il en est
    de même
    pour toute
    forme
    de joie
    mon amie

    Geraldine 

  • Le visage des jours 81

     

    poesie,inspiration,decouverte,partage

    Lorsque je m'éveille
    je lave
    avec l'eau
    nouvelle

    mes oreilles
    mon front
    mes fossettes
    mon nez
    mon menton
    ma bouche
    mes yeux
    mes cheveux

    Et ton coeur?
    Comment
    fais-tu la toilette
    de ton coeur?

    Pour que mon coeur
    soit pur
    j'invente  
     une petite 
    chanson
    qui ôte
    tout sentiment
    obscur

    Geraldine

  • Le visage des jours 80

    Avant
    de partir
    as-tu regardé

    l'ongle de la lumière  
    qui joue avec les plis
    du rideau

    les yeux d'eau verte
    du chat 
    faisant sa toilette

    le soleil dansant
    du balancier
    de l'horloge

    le bouquet éclos
    comme l'attente 
    de ma paume?

    Et as-tu contemplé
    cette fine aiguille
    de broderie

    -aussi fine
    que la douleur
    de mon coeur?

     

    Geraldine

  • Le visage des jours 79

    Ce soir
    la petite
    lampe
    de l'hôte
    me guide
    jusqu'au bout
    du silence
    pour que
    j'écoute
    ma présence

    Geraldine

  • Le visage des jours 78

    De moi à Moi                                                                                                                           

                                                      Ici

                                                      Dix-neuf février

                                                       Dix-neuf heures

     

             Chère mémoire d'un instant

     

    J'écoute l'Allegretto de la Symphonie n°7 de Beethoven
    Le soir est bleu

    A droite du troisième clocher face à ma fenêtre
    une seule étoile brille

    Est-ce la nuit qui me regarde
    ou moi qui regarde la nuit?

    Geraldine


    Musique: Beethoven; Symphonie n°7 en A majeur; mouvement Allegretto; dirigé par Herbert von Karajan

     

  • Le visage des jours 77

    La petite chaise est seule
    parmi les feuilles
    les ailes
    les parfums follets
    les caprices de la brise
    le soleil bourdonnant
    La petite chaise s'ennuie
    et attend
    L'amour viendra-t-il avant
    la nuit?

    Geraldine

  • Le visage des jours 76

    Comme le 
    parfum 
    des fleurs 
    est lourd 
    ce soir
     
    J'ai 
    fermé 
    la grille 
    de la grande 
    demeure
     
    Mon coeur
    est si 
    loin
    que vous ne
    reviendrez point
     
    Geraldine

  • Le visage des jours 75: Mes couleurs préférées

    Le bleu d'une promenade dans le vent
    Le rouge d'un chemin d'enfance
    Le rose de la paume
    L'orange du silence d'été
    Le vert de la rivière au soleil
    L'or du rire qui s'échappe
    Le violet de la flamme
    avant le sommeil
    -avant que l'oeil ne se ferme
    sur la mémoire
     
     
    Geraldine 

  • Le visage des jours 74

    Dans la nuit de ma fièvre
    ton souffle sur mon front
    fleur fraîche
     
    Geraldine
     

  • Le visage des jours 73

     

    Numériser0002.jpg

    Les fleurs bien sûr
    refleuriront à la saison prochaine
    mais elles seront différentes
    des fleurs de cette saison
    qui regardent encore
    le soleil
      
    N'oublions pas
    que chaque année
    du moment où elles s'ouvrent
    au moment où elles se meurent
    les fleurs sont toujours
    les dernières fleurs
     
    C'est ce bel adieu
    qui fait éclore
    nos yeux
     
    Geraldine
    Image: Chagall; Le bouquet illuminant le ciel 
  • Le visage des jours 72: Rendez-vous galant

    Demain
    à la même heure
    le soleil se posera
    sur l'épaule
    de la colline
    Il caressera
    les feuilles
    qui coiffent ma maison
    et fera un clin d'oeil
    à ma fenêtre
    Si seulement 
    tu m'étais aussi fidèle
    que le soleil!
     
    Geraldine

  • Le visage des jours 71: Saint Valentin's night

    Quand je rentre tard
    le soir
    et que je monte
    l'escalier noir
     je m'amuse à croire
     
    qu'il me suffirait
    de pousser la porte
    pour trouver
    les rideaux tirés
    la petite lampe allumée
     
    la table mise
    les serviettes grises
    repliées 
    comme des ailes
    dans les longs verres 
     
    et à peine aurais-je
    songé à dire "bonsoir"
    que déjà
    mon pas
    rencontrerait ton pas
    ...
     
    Geraldine

  • Le visage des jours 70

    Je regarde le seau que tu posas sur la margelle

    ce dernier matin semblable aux autres matins

    Le seau attend désormais que tes mains

    réveillent la complainte rouillée de la poulie

    et qu'elles le guident au bout de la chaîne de fer

    dans la nuit profonde du puits

    afin de faire remonter l'eau

    vers la lumière

    Pour les choses

    le jour d'Aujourd'hui

    est semblable à celui d'Hier

     Geraldine

  • Le visage des jours 69: Lâcher prise

    J'oublie le mal des jours
    J'écoute respirer chaque instant
    Plus rien ne me brise
    Je suis souple comme la brise
     
    Geraldine

  • Le visage des jours 68: La maison de vacances

     

    nostalgie, retrouvailles, temps

    Il suffit de fermer les yeux pour que s'ouvre la grille de la maison de vacances

    Le bleu du ciel coule entre les branches La vigne bourdonne

    Sur le petit sentier le chat décédé revient en miaulant

    Au soleil la bicyclette attend sa promenade parmi les menthes folles

    Les fleurs ont été fraîchement arrosées

    Les joues des tomates sont rouges cette année

    Sous la tonnelle la brise feuillette le journal du jour

    La cloche tinte Il est temps encore

    Et une main espiègle s'approche de la corbeille...

    Dans la noire nuit présente 

    il suffit de fermer les yeux

    pour s'éveiller en la petite éternité

    de la maison de vacances

     

    Geraldine

     

  • Le visage des jours 67

    Nous arrivons
    Le chemin s'enfonce
    jusqu'aux bosquets
     
     Et voici
    l'enfant qui danse sur la terrasse
    les mains autour de nos visages
     
     Avez-vous fait bon voyage?
     
    Geraldine

  • Le visage des jours 66

    Ce matin, à l'hôpital, lors de la consultation de traumatologie,

    la Vie.

    Au bout du couloir, des gens allongés sur le lit blanc de l'attente.

    A l'autre bout du couloir, deux jeunes gens debout, vêtus de blouses blanches- flirtant joyeusement.

    La fin et son commencement.

    Deux temps.

    Quelques pas ont suffi.

    Et voilà toute la Vie.

    Geraldine