Quelques gouttes dans le désert

Je me souviens
de la petite blessure
de la légère coupure
au doigt

 

que je me suis faite
sur la route
entre Alep
et Deir-ez-Zor

 

des quelques
gouttes
de sang
qui ont déposé

 

en silence
leur lueur
vermeille
sur le sable

 

là-bas
dans l'immense
silence
du désert

 

De cette fine
entaille
au doigt
il ne reste

 

plus la moindre
trace
Mais je songe
à cette part

 

infime
de moi
qui s'est mêlée
aux grains

 

de cette
terre
aujourd'hui
déchirée

 

et que les mains
du vent
le souffle
du temps

 

ont dispersée
dans l'azur
Je sais
désormais

 

que ce pays
exsangue
a reçu
jadis

 

un peu
de mon sang
quelque part
dans le désert

 

entre
Alep
et Deir-ez-Zor
et je souhaite

 

que mon frêle
et si minime
poème
soit

 

un beau jour
la cicatrice
future
de sa blessure

 

Géraldine Andrée

Commentaires

  • Puisse mon commentaire vous aider a adoucir vos souvenirs,a panser votre Blessure,et aider a sa cicatrisation...
    Votre poeme est si beau..
    JE lis chacun de vos ecrits,si doux et si Empreints de sensibilite...ils me parlent...
    Fidelement votre lectrice,
    Ethunelle
    (Pensees poetiques,canalblog.com)

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.

Optionnel