art

  • Tableau

    C'est un temps pur d'hiver, propice pour aller au musée :

    voir la lumière d'aujourd'hui éclairer les visages de jadis, les fruits depuis longtemps disparus, les fleurs feues.

    Et pendant que ronronne la ville, éprise de son propre vertige, se reposer dans le silence ensoleillé d'une herbe d'été.

    Ecouter le collier de notes de l'angélus qui s'égrène dans la brise du crépuscule.

    Alors que les voitures filent le long du périphérique, flâner sur un chemin sauvage.

    Rêver à petits pas à l'orée d'un bois.

    S'évader par une paupière entrouverte

    et, sans rien dire, disparaître.

     

    Géraldine Andrée

  • Le visage des jours 64

    art, poesie, amants, nostalgie, souvenir

    Un chemin bleu
    qui longe le temps
    Je m'y attarde
    Je suis longtemps
     
    les parfums du vent
    les ailes des insectes
    les voix en promenade
    les mots aimants
     
    Mais le chemin bleu
     mène-t-il
    à cette joie tranquille
     derrière les arbres?
     
    Le temps me dépasse
    et mon rêve hélas
    seul s'attarde 
     dans le tableau
    ...
     
     
    Geraldine
     
  • Couleur du Temps 3

    Tu me demandes 
    chaque jour
    quel Temps il fait ici
    Aujourd'hui
    le ciel est entré avec l'abeille
    et quand la brise passe
    la lumière danse
    comme de l'encre
     
     Mais j'entends parfois 
    un lointain bruit de cavalcade
    Il y aura peut-être
    de l'orage ce soir
    Une goutte tombera 
    -puis une autre
    lorsque les mots chercheront
    leur visage
     
     Tu me demandes 
    mon amour
    quel temps il fait aujourd'hui
    et je te peins toujours
    la couleur la plus fidèle
    à l'humeur du jour
    sans jamais connaître
    la couleur de ton coeur
    ...
    Geraldine

  • Clair-obscur

    Quand le soir tombe
    un simple regard 
    habite le noir
    et le tableau ressemble 
    au bonheur d'hier 
     
    L'oeil d'or de la lampe sur le seuil  
    Les joues rouges des fruits au bord de la corbeille 
    Les dents brillantes des ciseaux près du trousseau
    Le coeur éclos des roses dans le vase
    Les grains de bonté du pain au coin de la table 
     
    Puis votre regard  
    traverse la lumière
    et dépose 
    sur ce tableau
    l'ombre d'un remords
     
    Comment retrouver ce soir
    le bonheur d'hier 
    -sans son deuil?
    L'oeil d'or de la lampe
    sur le seuil?
     
    Geraldine

     

     

    Musique: Frederick Rousseau; Tears and rain

     

  • Je sens la présence infinie de l'Ami

    Et je peins

    la lumière vive du chemin

    un nouveau jardin

    sur la toile silencieuse

    de mes yeux

     

    Dans ce jardin d'été

    chante la balançoire des brises

    luisent les verts cailloux

    sous le jet jeune et doux

    de l'eau claire

     

    On a déplié la nappe de dentelle

    disposé les fins couverts

    pour le thé de cinq heures

    Les feuilles du cerisier tremblent

    dans les tasses au reflet calme

     

    Comme bat l'aile de ta main

    au coeur de la mienne

    humble paume

    Puis c'est l'heure qui s'apaise

    Les bleus baisers se taisent

     

    Me voici corps ouvert

    Le jardin est là

    longue allée

    d'herbes veloutées

    et de fleurs agenouillées

     

    où tendrement s'avance

    ta belle ombre blanche

    Geraldine

  • La chanson des couleurs

    Je veux peindre 
    notre amour
     de chaque jour 
     
    en plus bleu que les bleuets
    plus blond que les blés
    plus rose que les roses
    plus vert que les herbes
    plus rouge que les groseilles
    plus doré que les feuilles
     
    Je veux que le temps
    soit plus jeune 
    que tout commencement
    Qu'il fasse plus jour
    que le jour
    en notre amour
    Geraldine
     

  • Voir et peindre...

    Numériser0013.jpgCe tableau 

    de neiges vertes

    et d'étoiles bleues

      

    je voudrais le voir 

    et le revoir

    chaque soir

     

    Mais l'univers 

    souffle la raison

    en mon coeur

     

    Je devrai attendre

    sans doute

    sept lunaisons

     

    être à l'écoute

    des murmures

    et des couleurs

     

    pour peindre à l'unisson 

    les étoiles bleues

    et les neiges vertes

     

                               de ton regard 

                              

                                Geraldine