contemplation

  • Tableau

    C'est un temps pur d'hiver, propice pour aller au musée :

    voir la lumière d'aujourd'hui éclairer les visages de jadis, les fruits depuis longtemps disparus, les fleurs feues.

    Et pendant que ronronne la ville, éprise de son propre vertige, se reposer dans le silence ensoleillé d'une herbe d'été.

    Ecouter le collier de notes de l'angélus qui s'égrène dans la brise du crépuscule.

    Alors que les voitures filent le long du périphérique, flâner sur un chemin sauvage.

    Rêver à petits pas à l'orée d'un bois.

    S'évader par une paupière entrouverte

    et, sans rien dire, disparaître.

     

    Géraldine Andrée